Quelques jours a Saigon
Saigon, le 6 mars 2007
Nous voici enfin en route, apres plus d'un an de preparation et une quinzaine d'heures de vol.
Saigon nous impressionne. C'est une ville qui semble ne jamais s'arreter. Les commerces de rue, les motos, les klaxons, c'est un bruit et un mouvement perpetuels.
Traverser une rue demande un melange de courage, de concentration, de fatalisme et d'amour du risque. Il ne suffit pas de regarder a gauche et a droite avant de traverser, il faut regarder partout en meme temps et avancer.
A l'ecart de ces rues suractives, nous avons deambule dans des petites ruelles etroites dont le calme relatif apaise les oreilles. On y voit des habitations qui se limitent souvent a une seule piece qui fait office de salon, cuisine, chambre, garage a mobilette et lieu de culte. La nuit, la piece est parfois eclairee uniquement par les lumieres rouges entourant le mini-temple servant pour les prieres. Les gens nous regardent avec curiosite, et des que l'on esquisse un sourire, celui-ci nous est rendu et les enfants nous lancent des "hello !" a tout va.
Un peu partout dans les rues, des vendeurs squattent les trottoirs pour y vendre de tout : chambres a air, fleurs, fruits, tickets de loto, boissons fraiches et nourriture. C'est la que nous prenons un plat le midi, compose d'une soupe de nouilles avec de la viande, des legumes et des herbes parfumees. On se regale pour environ 12000 dongs, soit a peu pret la modique somme de 60 centimes. Si on y ajoute un coca ou une bouteille d'eau, le repas nous revient a un total de 75 centimes.
Pour l'hotel, nous avons trouve une bonne chambre pres de Pham Ngu Lao (au centre du district 1) pour 128000 dongs, soit un peu moins de 6.50 euros.
Lors de notre premiere journee, nous sommes alles au musee des souvenirs de guerre. Outre le fait que cela nous permettait de ne pas rester en plein soleil par 35 degres en ce debut d'apres-midi, c'etait aussi l'occasion d'en savoir un peu plus sur la guerre du Vietnam et les horreurs vecues par la population. Nous en sommes ressortis avec un malaise certain.
Cholon, quartier chinois de Saigon, le 7 mars 2007
Pour aller a Cholon, nous avons pris les moto-bikes. Ce sont des motos taxis conduites par, selon le point de vue, des fous ou des as du guidon. La motobike se faufile partout, et si a priori ca ne passe pas, un coup de klaxon suffit a continuer sa route, et finalement ca passe, et on arrive a destination apres un quart d'heure d'emotions fortes garanties.
Ce quartier concentre un nombre important de pagodes et de marches (fruits et legumes, poissons, viande, vetements, herbes medicinales).
La premier pagode visitee est celle de Quan Am, dediee a la deesse de la Misericorde. Une forte odeur d'encens nous parvient, due aux innombrables batonnets ainsi qu'a de grandes spirales d'encens suspendues. On est surpris par l'activite qui y regne. On est loin des eglises vides et silencieuses. Il est 10h du matin, et plusieurs dizaines de personnes sont presentes, qui pour faire une offrande, qui pour allumer des batonnets d'encens avant de prier, qui pour se recueillir. Les divinites ont chacunes leur "stand" compose d'une statue et d'un autel pour poser les offrandes. L'ensemble est richement decore de petites fresques dorees, les poutres et les poteaux sont peints en rouge, sur lesquels des inscriptions en chinois sont ecrites en dorure.
Nous avons egalement visite deux autres pagodes. Celle de Phuoc An Hoi Quan, plus calme, et celle de Tam Son Hoi Quan, dediee a la deesse de la fertilite, ou l'activite y est pour le moins intense. Une femme y pratique un ceremoniel etrange qui semble destine a chasser les mauvais esprits. Elle frotte les gens avec des papiers en recitant des prieres, puis tape avec une sandale sur un petit personnage pose par terre. Certaines personnes tournent autour d'un poteau en priant, d'autres se font entourer d'une sorte de collier en papier, d'autres encore s'accroupissent devant une statue de divinite. Le tout toujours baigne d'une forte odeur d'encens.
Apres un bon pho (la soupe vietnamienne) pris pret du marche, nous avons continue vers le marche aux plantes medicinales. Impossible de determiner exactement tout ce qu'on y a vu, mais on peut citer des gros champignons seches, des herbes, des serpents mis en bouteilles, des sortes de rats seches et aplatis, et encore plein de sacs remplis de choses diverses.
Pretextant un coup de telephone a passer, nous sommes ensuite alles a la Poste de Cholon. Bien que l'appel ait dure deux minutes, on y a passe environ 1 heure. La fraicheur du lieu nous a incite a nous asseoir et a faire une petite sieste pour laisser passer le coup de chaleur du debut d'apres-midi.
Avant de reprendre des motobikes pour rentrer a Pham Ngu Lao, nous nous sommes arretes devant une boutique faisant des patisseries. Excellente idee pour calmer un petit creux qui se faisait sentir.
Le soir, nous prenons le bus pour rejoindre Regis et Mai chez eux et nous partageons un repas en terrasse, avec une vue imprenable sur les avions qui passent juste au-dessus de nous avant de se poser a l'aeroport tout proche.
Dans le delta du Mekong
Can Tho, le 10 mars 2007
Nous partons le 8 mars de Saigon pour un tour dans le delta du Mekong pendant quelques jours. La patronne de l'hotel accepte de garder nos 2 gros sacs a dos et nous griffonne sur un bout de papier un plan pour rejoindre la gare routiere de Mien Tay, au nord de la ville. Apres une bonne demi-heure de marche et un peu de minibus, nous y sommes.
Et c'est parti pour les 250 km qui nous separent de Chau Doc, soit 6 heures de route. Ca ne fait pas une grosse moyenne horaire, mais largement assez pour doubler en troisieme ou quatrieme file sur une route qui n'en compte que deux et foncer des que possible en klaxonnant a tout va. Lors d'une courte pause, notre voisin de siege achete un sachet de morceaux de canne a sucre et nous l'offre. Nous croquons les morceaux avec plaisir, il faut dire que le soleil cogne fort.
Un peu plus tard, tout le monde descend du bus, et on nous demande de faire de meme. Nous ne comprenons pas trop pourquoi, jusqu'a ce que l'on regarde devant nous : la route s'arrete, le bus doit monter sur un bac pour que l'on traverse un bras du Mekong.
Arrives a Chau Doc, nous sommes immediatement accueillis par les motos et velos taxis. Un velo-taxi nous emmene sur sa cariole a un hotel que nous avions repere. La chambre a des murs en plastique, la porte ne ferme pas, il n'y a pas d'eau chaude, mais la vue sur le Mekong est imprenable ! En fait, nous avons presque les pieds dans l'eau.
Il y a une activite debordante sur le fleuve. En permanence, des bateaux passent dans un sens ou dans l'autre, des barques traversent, et peu apres nous voyons des gens s'y laver et boire l'eau a grande gorgees. Inutile de dire que les egouts finissent au meme endroit.
Les moteurs des bateaux font un concours de celui qui sera le plus bruyant. Mais bruyant n'est pas assez fort, c'est pire que ca. Et pourtant, le batelier reste juste a cote pour diriger son embarcation. A cote de ca, des barques a rames passent doucement et silencieusement, le rameur, ou plus souvent la rameuse, se tenant debout a l'arriere de la barque.
Le marche de Chau Doc est aligne dans une rue parallele au fleuve. On y trouve de tout, et en grande quantite : fruits, legumes, herbes, crustaces ... et quelques mouches qui profitent du poisson et de la viande. Certaines vendeuses se tiennent accroupies sur leur etal, entourees de leurs marchandises et coiffees du chapeau conique. Les stands sont pour la plupart recouverts de baches colorees en plastique, ce qui donne une couleur un peu tamisee tres jolie.
Entre le marche et le fleuve se regroupent de nombreuses habitations faites de bois et de toles, montees sur pilotis. On y accede par des planches posees et fixees entre elles. Des gamins sautent dans l'eau, une barque a rames transfere des passagers et des ballots de marchandises pour rejoindre la rive en face, et quelques enfants nous accueillent avec des 'hello' et des sourires.
Le lendemain, alors que l'on essayait d'etablir le programme de la matinee en finissant notre the sur la terrasse de l'hotel, voila qu'une barque accoste et qu'un couple, en y montant, nous propose d'embarquer avec eux pour un tour sur les rives du Mekong.
Nous passerons toute la matinee a visiter un elevage de poissons sur le fleuve, un village specialise dans le tissage, et une mosquee, avant que le guide nous demande d'accelerer le pas, suite a une rencontre avec les guides "officiels" peu contents de voir des touristes leur echapper.
L'apres-midi, nous repartons en minibus pour rejoindre Can Tho, au sud-ouest de Chau Doc et a trois heures de route.
L'hotel ou nous atterrissons nous propose une excursion en barque le lendemain pour aller voir les marches flottants le long des rives du fleuve.
Apres une bonne douche (et oui Seb, on perd des points de roots ...), nous partons faire un tour sur les rives du fleuve. C'est la fin d'apres-midi, il y a une fois de plus une grosse activite pres des bateaux : les cargaisons et les ballots de produits divers sont charges rapidement a dos d'homme.
Le rendez-vous est fixe a 5h30. Meme pas peur, nous reglons le reveil a 4h40. Nous serons finalement reveilles par des coups a notre porte, a 5h40. Cinq minutes plus tard, nous nous retrouvons en bas de l'hotel, le sac a dos en vrac, les yeux a moitie fermes, et un t-shirt a l'envers ...
Notre guide est tres souriante et nous donne des bananes et du pain pour le petit dej', que nous avalons immediatement.
Nous assistons au lever du soleil, qui se reveille donc apres nous, et lorsque nous arrivons au marche de Cai Rang apres trois quart d'heure de navigation tranquille, le moteur a deja cale cinq ou six fois.
Devant nous, une multitude de barques de toutes tailles sont collees les unes aux autres, chargees de fruits et de legumes. D'autres barques circulent et se faufilent dans ce meli-melo. Notre barque s'enfonce a son tour. A l'une des embarcations, remplies d'ananas, nous en achetons un, que le vendeur nous prepare minutieusement. C'est un regal, quel parfum et quel jus !
Sur la plupart des barques sont montees de grandes perches au bout desquelles sont fixees les produits a vendre. Facile de savoir ou trouver son chou, ses tomates, ses carottes, ses bananes, ses papayes, et encore tant d'autres ...
Nous reprenons notre route et la barque s'enfonce dans un dedale de petits canaux. Nous avancons entre les bananiers, les cocotiers, et toute une vegetation assez fournie. Nous faisons escale a une fabrique pour le moins artisanale de nouilles vietnamiennes.
Plus tard, voici le marche de Phong Dien, un peu plus petit que le precedent. Le nez de certaines barques est peint de deux yeux noirs et blancs sur un fond rouge. Accostes a une barque de pasteques, nous en achetons une. Lorsque le vendeur lave son couteau dans le fleuve avant de le planter dans la pasteque, nous intervenons pour lui indiquer que ce n'est pas la peine. La premiere tourista est peut-etre evitee de justesse ... Nous restons lontemps a ce marche particulierement beau et assez calme, l'heure d'affluence etant peut-etre passee.
Nous revenons a Can Tho sous un soleil de plomb et la tete pleine d'images et d'odeurs.
De retour a l'hotel, la receptionniste essaie de nous refaire payer l'excursion une deuxieme fois. La discussion est ferme. Nous repartons ensuite a Saigon en minibus . A l'arrivee a la gare routiere de Mien Tay, un motobike nous propose ses services. On ne comprend pas les tarifs, c'est donc en les ecrivant dans la main que l'on se met d'accord. Arrives a destination, les tarifs ont pris un zero en plus. Les negociations s'engagent a nouveau, et apres un quart d'heure de blabla en vietnamien, en anglais et en francais, nous lachons un billet de 50000 dongs au lieu des 140000 dongs demandes par le pilote, qui repart tres mecontent. Nous apprendrons par la suite que nous avons paye le prix correct applique aux Vietnamiens.
En route pour Hoi An
Dans le bus, le 11 mars 2007
Ce matin, un bus "open" part a 7h30 de Saigon a destination de Hue, via Mui Ne, Nha Trang et Hoi An. Le systeme de bus "open" est super interessant car il permet, pour un prix tres bas, de prendre un bus longue distance, de s'arreter a l'un des stop proposes, et de reprendre le bus un autre jour jusqu'a la destination finale, sans payer de supplement. Notre objectif est d'aller a Hue, en faisant un arret a Hoi An. Les sites de Mui Ne et Nha Trang ne nous interessent pas, ce sont des sites balneaires ou il ne semble pas y avoir grand chose a faire a part compter les grains de sable sur la plage en attendant les coups de soleil. Et puis pour la baignade, on verra ca dans quelques semaines.
Bref, le bus part a 7h30, et nous sommes a l'heure au rendez-vous cette fois-ci. En route pour environ 950 km, et 22 heures de bus. Les 12 premieres heures, rien de special. Le bus doublait un peu n'importe comment, mais il faisait beau, il faisait jour, et la route etait assez rectiligne. Le paysage autour de Mui Ne devient de plus en plus aride, quasi desertique, et apparemment le vent souffle fort.
Nous faisons au total 3 arrets et le bus arrive a Nha Trang. La, changement de bus, et l'on repart pour Hoi An. On se retrouve tout a l'arriere d'un bus pas franchement terrible, et, on ne le sait pas encore, mais le chauffeur est un fou dangereux, certainement du genre a jouer a la roulette russe pour epater les copains.
Il fait nuit. La route tortillonne pas mal, dessinant des lacets plutot serres dans des cotes importantes. Dans ces cotes, biensur, notre bus, foncant a presque 40 km/h, parvient rapidement au niveau de camions essouffles et charges comme des mules, qui toussent tout ce qu'ils peuvent pour arriver en haut des cotes a des vitesses quasi nulles. Et l'eutre malade au volant ne trouve rien de mieux a faire que de doubler en pleine cote. Et en plein virage. Sans visibilite du tout. Sans reprise. Mais avec des bons coups de klaxons, peut-etre pour chasser les mauvais esprits ou pour motiver le moteur. A chaque fois, on se cramponne et on retient notre souffle. Le bus n'arrive pas a doubler, on reste a la meme hauteur qu'un camion, mais sur la voie de gauche. Dans la nuit, tout a coup, des lumieres se dessinent en face. Fallait s'y attendre ... Bon, bah tu vois bien que t'arrives pas a doubler, rabats-toi Fangio ! Et il ne se rabat pas notre pilote. Il klaxonne, c'est tout. Hop, nouveau virage, Fangio le prend a la corde, mais le camion resiste et se met lui aussi a klaxonner. En face, les lumieres se font plus fortes et plus grosses, et ca commence a faire des appels de phares. Mais rabats-toi imbecile, ca sert a rien d'insister ! Si, il insiste. On a gagne un peu sur le camion, de notre place au fond du bus, nous sommes au niveau de la cabine du camion d'a cote. Son chauffeur n'a pas l'air inquiet, mais il klaxonne quand meme. Bon, il va se passer quelque chose dans pas longtemps, c'est sur. Fin du virage, on se retrouve face a face avec les phares du camion qui avance vers nous. Y'a pas la place pour se rabattre. Alors tout le monde se met a klaxonner, a faire des appels de phares, et au dernier moment, notre pilote de rallye force le passage, on passe a 10 cm du retro du camion d'a cote, le camion d'en face s'ecarte un peu ... et ca passe ! Et ca va durer toute la nuit a ce rythme. Pour essayer d'oublier, Stephanie met le masque de nuit sur ses yeux. Cinq minutes plus tard, m'entendant faire des "oulalaaaa, ca va pas passer" a repetition, elle enlevera son masque.
Le sommeil finira par venir peu avant le lever du soleil, et a 6h30, le bus s'arrete a Hoi An, sans dommage.
Hoi An et My Son
Hoi An, le 13 mars 2007
Hoi An est une cite portuaire tres ancienne, qui fut l'un des principaux ports internationauxen Asie du Sud-Est du XVIIeme au XIXeme siecle. C'etait une etape incontournable pour les marchands hollandais, portugais, chinois et japonais.
La vieille ville concentre une densite incroyable de temples, d'anciennes maisons coloniales et de constructions diverses a l'architecture tres fine. Hoi An a ete classee au patrimoine mondial de l'UNESCO afin de conserver la richesse de ce patrimoine ... et c'est une excellente idee.
Ce qui est une moins bonne, mais alors beaucoup moins bonne idee, c'est le harcelement perpetuel, sans relache, repetitif, penible, excessif, lourd, epuisant auquel il faut faire face. Sans exagerer, nous n'avons pas pu passer plus d'une minute sans que l'on nous propose avec insistance des beignets, des jouets, des t-shirts, des mototaxis, des boissons, sans compter les innombrables boutiques de vetements sur mesure et les petits resto dont les commercants nous bondissent dessus a peine on ralentit pour jeter un oeil.
Cette technique doit surement etre efficace, sinon elle ne serait pas employee a un tel point, mais sur nous, cela provoque tres rapidement une lassitude, suivie d'une saturation, et finalement d'un rejet categorique des que l'on nous adresse la parole. Quitte a passer pour les mechants de service, nous avons donc passe la journee a envoyer promener tous les vendeurs, vendeuses, commercants et meme les enfants qui s'approchaient de nous avec un "hello", souvent suivi d'un "buy something".
A tel point que, alors que nous pensions rester quelques jours dans le coin, nous avons finalement decide de repartir le lendemain apres-midi.
Stephanie a cependant eu un faible pour une petite robe. Nous avons discute avec la couturiere pour le tissu, les mesures, les couleurs, et le prix. Il etait environ 18h. Le lendemain midi, la robe etait prete, aucune retouche a faire. Quel talent !
Le lendemain, avant de quitter la region, nous decidons d'aller visiter My Son, l'un des plus importants sites de l'ancien royaume Champa, du IVeme au XIIIeme siecle.
Pour cela, nous devons prendre un bus dont le depart est fixe a 7h30. Pas de probleme, nous mettons le reveil a 6h30. Reveille par les klaxons de la rue, nous sautons du lit en urgence, il est 7h24 ... Mais nous arrivons a temps pour le bus !
Il semble que My Son tenait plus ou moins le role de centre intellectuel et religieux. Une partie a malheureusement subie de gros degats lors des bombardements americains de la Guerre du Vietnam.
Les ruines restantes donnent quand meme une idee de ce qu'a ete cette cite, batie au coeur d'une vegetation assez dense dans un relief vallonne ou le calme environnant nous a permis d'ecouter les oiseaux tranquillement. Les edifices sont construits en brique. Sur certains, on peut voir de fines sculptures, sur d'autres la vegetation a recouvert sans pitie le travail de l'Homme.
Ensuite, retour a Hoi An, et nous prenons le bus pour Hue. Environ 4 heures de route, pendant lesquelles nous papotons avec un couple de Francais venant des Alpes du Sud, en train de terminer une boucle de 2 mois entre la Thailande, le Laos et le Vietnam.
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